Salut la compagnie, j’ai été pas mal occupé ces derniers temps ce qui explique l’absence de niouzes !
Il me reste un peu moins d’une semaine aux States, il serait ptet temps de mettre quelques photos. Normalement vous pouvez cliquer sur chacune d'une pour les agrandir
Quand on sait pas quoi faire les dimanche aprem on va trainer a Central Park. Pas vous ?
Le 5Pointz du Queens, un batiment entierement dédié au graf. Vraiment stylé, surtout avec un petit private tour par un des graffeur
Impressionnisme urbain
L’Apollo Theater à Harlem. Endroit légendaire qui a révélé les Jacksons 5, James Brown, Stevie Wonder, Ella Fitzgerald, Ben E King ou Lauryn Hill. Tapette quoi. Trop galère de prendre des photos à l'interieur malheureusement.
Je recommande complètement cet endroit, les shows du mercredi soir sont justes énormes si on veut vraiment s’immerger dans l’ambiance américaine. Plus d’infos en vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=3w3_Y_ynZec&feature=player_embedded#at=105
Si quelqu’un comprend cette pub je suis preneur.
Vue de l’empire state by night
Une grosse touriste a Times Square
40° à l’ombre, on se débrouille comme on peut
Et quelques photos en vrac
Cébo
Quelques photos de l'Onu quand meme:
Photo d’une partie des stagiaires et serrage de main avec Ban Ki Moon dans la salle de la General Assembly
Et quelques photos des conférences officielles
(au dessus)
Conférence internationale à la General Assembly sur l’accès à l’eau potable. Un grand jour pour l’humanité, les différentes parties prenantes s’étant mises d’accord pour dire que l’eau potable, c’est plutot une bonne chose.
High-level meeting at the Security Council (salle provisoire, la vraie salle étant en travaux), le débat portant sur le Moyen-Orient et Printemps Arabe. Les différentes parties prenantes se sont courageusement mises d’accord pour dire que tuer des manifestants pacifiques, c’est pas très gentil.
Et enfin conférence de presse avec Evo Morales, président de la Bolivie, sur l’eau et la santé. Conférence elle aussi fructueuse, le président Morales s’étant mis d’accord tout seul avec lui même pour dire que les USA sont des enfoirés qui feraient mieux de s’occuper de leurs miches plutôt que de tenter d’organiser des coups d’état dans les pays Sud-Américains.
Pour finir le drapeau du South Sudan (au milieu) qui a été reconnu officiellement comme un pays par l’Onu le mois dernier. Les Palestiniens et Taiwanais se mordent les doigts jusqu’au sang.
Voilou, dans 6 jours retour en France, je ferais la conclusion de ce ptit séjour américain un peu plus tard, là c'est l'heure de dormir les derniers jours promettent d'être intenses!
Il me reste un peu plus d’un mois à New York et je veux être sûr de rien louper de cette crazy city. Du coup je fais appel à vous, si vous connaissez les bons plans à surtout pas rater, ou si vous avez toujours rêvez de faire quelque chose en particulier à NY, ça serait cool de faire partager n’hésitez pas à poster! L’un d’entre vous sera peut-être tiré au sort et gagnera un voyage en Albanie pour 13 personnes.
J’éditerai la liste en fonction de vos réponses et de ce que j’aurai fait
Ce qu’il me reste à faire:
- Voir une comédie musicale sur broadway
- Le Rockefeller Center
- Le Guggenheim musem
-
Les déjà fait:
- Monter en haut de l’Empire State
- Un tour en barque à Central Park
- Voir les ruines du World Trade
- Times Square by night
- Wall Street
- L’Appolo Theater à Harlem
- Manger dans un resto de chinatown
- Macy’s… Une fois, pas plus
- Visiter l’American Museum of Natural History
- Manger un hot dog dans la rue
- Voir un match des Yankees
- Le Museum of Modern Art
- Boire un verre au Pier 17
- Les Brooklyn Heights et le point de vue galapagos
- Un des squats 5 Points
- Statue de la Liberté et Ellis Island
Les plages de Long Island
J’aime pas trop cette photo, elle me rappelle le bureau.
Voilà, depuis deux semaine que je fais ce stage je vous ai pas encore parlé du boulot en lui-même, je vais donc essayer de vous décrire comment se déroule la journée type d’un stagiaire à l’Onu.
Chaque matin, je sors de chez moi sur les coups de 11h30. Mon chauffeur Alfred me lance une échelle de corde depuis mon hélicoptère de fonction et nous filons vers le siège des Nations Unies où il me parachute sur le toit. Je tape une balle de golf vers un quelconque building de Manhattan puis je prends un toboggan pour descendre dans mon bureau situé à l’étage juste en dessous. Je m’installe dans mon fauteuil tournant et je pose les pieds sur mon bureau en marbre en attendant que l’une de mes sept secrétaires suédoises m’apporte mes pantoufles. Puis mon ami Minus s’approche de moi et me demande ce qu’on va faire ce soir. Je lui réponds « la même chose que chaque nuit Minus… » Bon ok je vais peut-être m’arrêter là.
Un peu plus sérieusement. Je travaille au sein du département ECOSOC (Economique et Social) de l’Onu dans la branche Coopération Internationale. En gros c’est le département qui dit comment les pays riches doivent soutenir la croissance des pays pauvres, socialement si possible. 99% de blabla, mais bon on sent quand même que les gens qui bossent ici sont pas les derniers des imbéciles.
Les bureaux des gens qui sauvent le monde
Les horaires sont plutôt flexibles (« tu viens quand tu veux, tu pars quand tu veux »), je peux faire des pauses quand j’en ai envie, et les 3 premiers jours je n’ai rien eu à faire vu que mon boss chinois qui devait me donner du boulot ne savait pas trop quoi me donner. Ils sont dans le genre détendu à l’Onu. Et le plus drôle c’est que pendant les deux premiers jours d’orientation on a eu trois heures de conférence sur « Comment gérer le stress au travail »…
M’enfin la glande c’est rigolo deux minutes, j’ai donc DEMANDÉDU TRAVAIL. Moi. Et à plusieurs reprises en plus. J’ai un peu de mal à m’en remettre. Mais bon du coup on m’a donné de nouveaux boss, un homme et une femme allemands et autrichiens. Jeunes et dynamiques, ils m’ont rapidement donné un poste à responsabilité : je dois leur amener le café tout les jours à 10h30 précise.
Non je déconne. Je dois faire des recherches sur le microcrédit, analyser les moyens les plus efficaces pour l’Onu de soutenir l’activité de microfinance dans les pays en voie de développement et écrire un rapport qui leur servira à organiser un forum international en 2012. Vous vous êtes surement endormi en lisant cette phrase mais moi ça m’intéresse ! Donc bon je suis assez content ca devrais bien m’occuper. Ah et je devrais également aider à organiser un autre sommet international qui aura lieu au Luxembourg en Octobre prochain, donc je ferai aussi du travail administratif à la con, genre établir la liste des participants, gérer la newsletter, etc.
Au niveau des autres stagiaires : on est 350 en tout, entre 19 et 27 ans, répartis dans un peu chaque service de l’Onu. Pas mal d’européens /américains bien sûr, mais aussi beaucoup d’asiats et d’indiens/pakistanais. On doit être une quinzaine de français, la majorité venant de Sciences Po ou la Sorbonne, et une fille de l’Inseec, l’école concurrente de la mienne à Bordeaux (pour la peine jlui parle pas.) On a un social committee, un groupe de stagiaire qui s’occupe d’organiser des soirées ou des visites, chaque lundi ils nous propose un programme pour la semaine ce qui nous permet de nous retrouver autour d’un verre ou d’une assiette et de rencontrer un peu tout le monde facilement.
A mon étage il y a 5 stagiaires: une française qui est déjà là depuis 3 mois, un hollandais bien cool (le seul à vouloir m’accompagner aux soirées après le boulot), une chinoise beaucoup trop sérieuse pour son âge et Maha, une pakistanaise qui bosse juste à côté de moi. Je mange souvent avec elle le midi. Maha est super sympa, elle a 24 ans, une fille de 5 ans et elle est mariée avec son cousin. Véridique, et ça la fait même marrer.
Maha et la cafet du midi
Alfred le hollandais et Qianqian (ou quelque chose du genre) la chinoise
Ah et j’ai oublié de vous parler de ma meilleure amie au travail : une vielle américaine qui vient au bureau en basket, qui est dans le cubical juste à côté de moi et qui parle TOUTE LA JOURNEE. Elle appelle ses copines, elle chantonne, elle joue sur internet, et dès que quelqu’un passe derrière elle elle l’arrête pour lui parler de sa famille ou de ses problèmes d’ordinateurs. Toute la journée. Non-stop. Et tous les jours elle vient me parler « Bonchour David oui ça va ? » dans un français pourri. A l’occasion faudrait que je demande à la sécurité si j’ai le droit de venir au bureau avec une batte de baseball.
Et sinon ce qui est classe c’est qu’en tant qu’intern j’ai le droit d’assister à toutes les conférences officielles que je veux, hormis les conférences du Conseil de Sécurité qui sont top secrètes. J’ai donc par exemple eu l’occasion d’assister à une conférence officielle du PNUD où les ambassadeurs de chaque pays avaient leur table avec leur nationalité dessus et prenaient la parole chacun à leur tour. Conférence assez ennuyeuse il faut bien l’avouer, où chaque pays disait exactement la même chose : « Merci beaucoup l’ONU de nous donner de l’argent c’est merveilleux vous êtes beaux et forts, virgule, mais quand même si vous pouviez en donner plus çaseraitcoolmerciaurevoir». Du coup tout le monde s’ennuyait, l’ambassadrice du Portugal était sur facebook, le nigérian dormait la bouche ouverte et l’espagnol draguait la stagiaire derrière lui. Je savais à quoi m’attendre en assistant à des conférences onusiennes mais bon quand même.
Interdiction de prendre des photos pendant les conférences donc on voit pas grand chose. J'irais en prendre dans la salle de conf principale ca sera plus classe.
Bref, l’Onu, même si c’est le nirvana de la langue de bois et du politiquement correct, c’est quand même sympa, ça me fait une belle ligne sur le CV et c’est toujours marrant de croiser des mecs dans les couloirs qui disent le plus naturellement du monde « ouais donc hier le premier ministre coréen m’a appelé et blablabla… »
PS : Ah et concernant les petits secrets qu’on s’échange dans les couloirs de l’Onu, j’ai signé une clause de confidentialité donc vous apprendrai rien de moi. (L’assassinat de JFK c’est un coup des chinois !!)
PS2: lors de notre première journée de boulot, le responsable du service Stage de l'Onu qui nous a accueilli nous a dit qu'il était sincèrement désolé que le stage ne soit pas payé, mais que c'était parce que l'Onu "n'avait pas le budget pour"... Le con, j'étais en train de manger un croissant j'ai failli mourir étouffé.
PS3: en bonus une petite vidéo de présentation d'une journée de Ban Ki Moon, vidéo qui représente assez bien l'atmosphère et le "style" de l'onu
Apres un petit déjeuner gastronomique composé de croissants fades trempés dans du faux lait chocolaté (merci les américains pour la bouffe), et après que Gabiis ma colloc ai tenté pour la 127eme fois de me convaincre que Dieu existe, je pars à l’assaut de Manhattan.
Je vais pas vous parler longtemps de New York, vous devez certainement déjà bien connaître, New York c’est grand et y’a plein de monde de toutes les couleurs. On en a tellement entendu parler ou vu de films qui s’y déroulent qu’on n’est pas vraiment impressionné en arrivant.
Du coup je me balade dans cet univers qui m’est familier sans que j’y sois jamais allé. Je descends du métro à Times Square, je passe devant l’Empire State, je descends Broadway et remonte Madison (en notant du coin de l’oeil l’emplacement de la boutique Victoria’s Secret), je passe devant l’Onu où j’irais bosser, je prends une soupe vietnamienne dans un ptit resto de Chinatown (petetr ge vé mourir) et je file vers Central Park.
Une rue de Greenwich Village, le quartier riche où j'ai failli habiter
Bon, y’a quand même des types assez étonnant. Genre un mec qui s’est tatoué le front de toutes les couleurs, mais juste le front. Ou un autre qui retire des clous de son nez. C’est vrai qu’on croise des gens bizarres assez régulièrement.
Une manifestation pour libérer les chevaux de trait dans Central Park. Ils sont fous les américains avec la protection des animaux, tu donnes un ptit coup de pied à un pigeon y'a toute la rue qui te tombe dessus
Par contre un truc vraiment impressionnant c’est le nombre de gros ! Ca c’est pas qu’un stéréotype. J’dirais qu’environ une personne sur vingt est obèse, mais pas des obèses qu’on a en France, là c’est des obèses qui prennent 3 places dans le métro. Dur.
Niveau soirée, le must à New York c’est les rooftop parties, les fêtes sur les toits des buildings new yorkais.
A l'Hotel Empire près de Central Park
C’est là que la jeunesse dorée new yorkaise vient flirter avec les business men de Wall Street. Nous avec l’onu on a souvent des entrées gratuites donc on se prive pas. Les prix des consos sont inabordables mais de temps à autres y’a des happy hour où il suffit de donner un pourboire au serveur (1$) pour avoir un verre, donc là c'est festival.
J’ai pu du coup faire mes premières soirées avec des américaines, des vraies. Celles qui hurlent à chaque fois qu’elles ouvrent la bouche, et souvent dans tes oreilles « OH COME ON THIS IS MY SONG YOU HAVE TO DANCE ! », qui à chaque fois qu’elles s’adressent à une de leurs potes commence leurs phrases par « Yo biiiiiitch », et qui ont pour principal (voire unique) sujet de discussion Lady Gaga. Bref, des américaines quoi.
Voilà, pour conclure New York je m’y sens bien, on se sent vraiment le roi du monde en se baladant en costard d’un air pressé entre les buildings, et c’est vrai que y’a des chouettes choses à voir.
Et ca c'est une photo sympa que j'ai pris en sautant très haut
Prochain chapitre on rentre dans le vif du sujet avec mon travail (c’est un bien grand mot) à l’onu !
Vendredi 10 juin, le démarrage de deux mois qui j’espère seront de folie. Après une courte nuit parisienne chez Lucas, mon ancien colloc de Bordeaux, je pars direction Roissy.
On va zapper l'épisode de l'avion, entre une bulgare d’un certain âge qui dort à côté de moi la bouche ouverte et le film Rango le lézard pour seule distraction proposée, ce vol aura pas révolutionné ma vie. Passons directement à mon arrivée à New York.
Première étape : trouver mon appart, je logerai chez l’habitant près de la Corona Plaza dans le Queens. Mon contact français à NY qui m’a aidé à trouver la chambre (Marcel, la quarantaine, breton émigré tatoué de la tête aux pieds, gentil comme pas permis) m'avait dit "tu va voir c'est un quartier populaire, sympa quoi". En fait, petit naïf que je suis, j'avais pas compris que "populaire" ca voulais dire CARREMENT GHETTO.
Mon quartier est un des barrio latino de New York (quartier sud-américain), en gros dès la sortie du métro on ne voit plus que des colombiens à tête de gangster passer dans des décapotables avec du reggaeton à fond. C'est limite si ils tirent pas en l'air avec des flingues. Autant dire que j'avais l'air malin tout perdu avec ma tête de français et ma petite valise avec écrit "David Picandet" dessus. Après deux trois détours j'arrive dans ma rue où des gamins s'amusent à arroser les voitures qui passent avec le jet d'eau d'une borne à incendie qu'ils ont arrachés. Ghetto je vous dis.
J'arrive donc dans ma nouvelle casa. Gabiis la propio qui sera ma nouvelle colloc est d'origine équatorienne : la cinquantaine, 1 fils mort en Irak le second qui y est encore, et un drapeau américain qui pend à la fenêtre. Ah oui, je vous préviens tout de suite, ce pays n’est qu’un enchaînement de stéréotypes. Mais bon Gabiis est super sympa, elle est femme de ménage à l'église où elle va prier tout les dimanches matin, comme 95% des habitants du barrio. Et elle vit avec son petit fils de 8 ans qui m'adore et qui me raconte toute sa vie dès les premières secondes. La chambre est niquel pour un prix dérisoire (moins cher qu'en France, à 40 minutes de manhattan).
Bientôt arrive à la maison Carlos, le troisième fils de Gabiis. Crâne rasé, des tatouages du christ sur tout le corps, il aurait la gueule du chef de gang latino en prison dans n’importe quel film hollywoodien. Il vient s'assurer que je paierai bien mon loyer et que je ne créerai pas de soucis à sa madre. On discute 5 minutes, le courant passe, et il me file un numéro à appeler si j'ai le moindre problème. A partir de là, je peux me balader dans le quartier à 3 h du matin avec des montres en or sans aucun soucis. J'ai la bénédiction de Carlos.
Nous rejoint ensuite Marcel, et sa femme qui habite deux maisons plus haut. Ils m'invitent chez eux parce que leur fils de 21 ans Jeffrey fait une fête dans leur jardin. J'aurais à peine eu le temps de poser mes affaires à l'appart que je me retrouve déjà au milieu d'une quinzaine de jeunes latinos qui m'accueillent à coup de tequila (avec modération la tequila maman, oui).
Bref, pour conclure je suis fatigué mais content de mon arrivée, ces deux mois s’annoncent bien. J’aurais plus parlé espagnol qu’anglais ce soir là, donc heureusement que j’ai mon année à Barcelone derrière moi je ne m’en serai pas sorti sinon. Et bon, j’ai un peu exagéré le trait concernant le barrio hein, je pense pas que j'aurais un jour des problèmes les gens sont super sympas, même si c'est clair que j'ai pas débarqué dans le quartier bobo de NY. En gros ça ressemble au quartier de Gran Torino, mais avec des latinos (des photos bientôt, promis). Sur ce je vous laisse, je vais me coucher au milieu des sirènes de police et des fusillades.
Prochain chapitre : mes premiers pas dans Manhattan, ca va être émouvant. See you !
Ca y est, depuis le 10 juin je suis à New York City pour un stage de 2 mois au siège de l’Onu, ca devrait être sympa on a vu pire comme boulot d’été.
Je fais ce ptit blog pour tout ceux qui me demandent de mes nouvelles, amis et famille, et pour que vous me donniez des votre aussi, n’hésitez pas à poster !
J’essaierai d’écrire assez régulièrement, pour vous raconter un peu la vie ici et les ptits secrets qui s’échangent dans les coulisses de l’onu. Par contre niveau photo j’essaierai d’en mettre de temps en temps mais j’avoue que j’ai pas les réflexes d’un japonais à ce niveau là. Et puis New York c’est du vu et revu. Mais bon je ferai des efforts, promis !